Revue de presse

Livres - Revues

Dimanche 27 avril 2014

Semaine 17

 

ü  LIVRES

L'Europe sous l'acacia : Histoire des franc-maçonneries européennes du XVIII siècle à nos jours

Tome 2

Yves HIVERT-MESSECA

Préface d’Aldo A. Mola – Postface d’Andreas Önnefors

DERVY, 2014, 779 pages, 38 €

Conscients du nombre et de la qualité́ des histoires de la franc-maçonnerie précédemment parues, Yves Hivert-Messeca relève le défi d’une œuvre plus vaste (4 volumes) et plus ambitieuse, couvrant toute l’Europe pendant les trois derniers siècles. L'Europe sous l'acacia couvre le XIXème siècle. L’Europe, parce que la franc-maçonnerie est née en même temps que le siècle des Lumières. Elle fut la forme de sociabilité́ idéale qui unit le vieux continent d’Edimbourg à Saint-Pétersbourg, des Pays-Bas à la Sicile, tant la circulation des hommes, de leurs pensées et de leurs écrits était intense. Dans chaque ville de quelque importance, la loge était le havre où l’on trouvait accueil, échanges et débats de toute nature. Née en partie en Ecosse et en Irlande, organisée et structurée en Angleterre, la franc-maçonnerie, trop vite qualifiée de spéculative franchit presque aussitôt la Manche où excommunications, condamnations et divulgations se multiplièrent, assurant de manière paradoxale son essor.  Chercheur érudit, Yves Hivert-Messeca fait bien plus que raconter. Il interroge. Pourquoi la querelle des Anciens et des Modernes en Angleterre ? Comment la franc-maçonnerie allemande oscilla-t-elle entre les Lumières et le nationalisme ? La Sainte Alliance est-elle d’inspiration maçonnique ? Pourquoi l’espace catholique européen devint-il en si peu de temps un terroir maçonnique ? Comment d’aussi vieilles monarchies absolues favorisèrent-elles ces réseaux prérévolutionnaires ? Le Grand Orient de France trouve-t-il ses gènes dans notre gallicanisme politique ? Les maçons russes mystiques ou rationalistes ? Pourquoi la franc-maçonnerie italienne fut-elle aussi divisée ? L’indépendance de la Grèce, mythes ou réalités du philhellénisme maçonnique ? Et quelle est la bonne explication à la naissance de tant de rites et de grades différents ?

 

L’auteur : L’historien  Yves Hivert-Messeca expose et compare les faits puis convainc le lecteur dans une langue aussi claire qu’accessible. Enseignant et chercheur, rattaché au groupe de sociologie des religions et de la laïcité (Ecole pratique des hautes études), Yves Hivert-Messeca a soutenu une thèse d'histoire en 1992: La Franc-Maçonnerie en Provence, du Consulat à la Seconde Guerre mondiale. 

 

 

MEMPHIS-MISRAÏM

Une Voie d’Eveil Spirituel ?

Enquête sur la Franc-Maçonnerie Egyptienne

Michel Jarrige

Réalisation lulu.com, décembre 2013, 104 pages, 12 €

Description de l'ouvrage : Il s'agit d'une enquête sur le Rite maçonnique de Memphis-Misraïm sous forme de multiples questions ordonnées en huit séries thématiques : 1. Ses divisions récurrentes sont-elles endémiques ? 2. Filiation valide ou bien pure chimère ? 3. Son étonnante pyramide en 99 grades, est-ce bien sérieux ? 4. Les Arcana Arcanorum : réalité ou mirage ? 5. Occultisme ou spiritualité ? 6. Tradition égyptosophique ou égyptomanie de circonstance ? 7. Quelle place dans le paysage maçonnique ? 8. Authentiques Illuminés ou simples allumés ? Une copieuse bibliographie et trois documents en annexe viennent compléter ce livre. A noter enfin que si la franc-maçonnerie se réclame d'une origine européenne, le Rite de Memphis-Misraïm présente la particularité de revendiquer hautement ses racines africaines. L’ouvrage contient onze illustrations N & B.

 

L’auteur : Michel JARRIGE est agrégé d'Histoire, docteur en Histoire, diplômé de Sciences religieuses, officier des Palmes académiques, auteur de livres sur l'Eglise catholique et la franc-maçonnerie.  Ses recherches portent essentiellement sur l’histoire de l’antimaçonnerie sous la Troisième République, dont il est un des grands spécialistes. Ses principaux ouvrages sont :

ü  "L’Église et les francs-maçons dans la tourmente. Croisade de la revue « La Franc-maçonnerie démasquée », 1884-1899", préface d'Émile Poulat, Paris, Éditions Arguments, 1999.

ü  "Antimaçonnerie et Action française à la Belle époque", Niherne, Éditions BCM, 2005.

ü  "L'Antimaçonnerie en France à la Belle époque. Personnalités, mentalités, structures et modes d’action des organisations antimaçonniques, 1899-1914", préface d'Émile Poulat ; avant-propos d'André Combes ; postface de Jacqueline Lalouette, Milano-Archè-Paris, Diffusion Edidit, 2006.

ü  "Antimaçonnerie et Hauts Grades, 1884-1939", Paris, SFERE, 2009.

"L'Eglise et la Franc-Maçonnerie. Histoire des soupçons et du complot", Paris, Editions Jean-Cyrille Godefroy, 2010.

 

Benjamin Disraeli

James Mc Cearney

Editions Pierre Guillaume de Roux, 2014, 291 pages, 28.50 €

Présentation de l’éditeur : L’histoire du Premier ministre britannique le plus déjanté de l'ère victorienne

Le célèbre portrait  consacré par André Maurois à Benjamin Disraeli, le Premier ministre le plus déjanté de l’ère victorienne, souffrait d’un défaut majeur : un parti pris sentimental, largement hagiographique. James McCearney a donc procédé à l’autopsie de l’histoire et de l’itinéraire politique d’un personnage aussi talentueux qu’excessif en s’appuyant sur les derniers travaux traitant de l’une des plus brillantes énigmes sociales. Comment Disraëli réussit-il l’exploit de parvenir  à la plus haute fonction politique alors que tout l’en éloignait : une naisssance juive, l’absence de fortune personnelle et de propriété  terrienne, tout comme celle d’études réalisées dans les incontournables public schools sanctionnant l’appartenance à la gentry,  maîtresse du jeu politique auprès de la vieille  aristocratie  whig. A  la clef de l’improbable réussite, gît tout d(abord l’immense réserve de possibilités d’entregent, de manipulation et  de ténacité que recèle un tempérament hors norme :  dandy libertin, nourri de romantisme byronien, Disraëli est avant tout un romancier dont les œuvres  polémiques  précèdent  avec fracas les théories  désormais classiques sur la nation anglaise dont le salut repose sur une cohésion sacrée entre la Couronne, l’Eglise et les propriétaires terriens.  L’orateur-redoutable, le tribun  des Communes aura peu à peu raison d’une caste qui , possédée par  son talent et sa vision, devra  s’incliner devant l’homme fort du Torysme. Malgré tout Disraëli  aura eu longtemps à n’être que le « Juif » du  Comte de Derby, chef de son Parti.  Devenu à l’apogée de sa carrière l’ami de la Reine,  couvert d’honneurs, anobli, l’homme n’en reste pas moins un mystère pour les historiens.  En dépit de ses origines, il n’a jamais favorisé l’avènement de la bourgeoisie industrielle  Chantre du chauvinisme juif, il n’en dirige pas moins le parti de la suprématie anglicane. Il est pourtant aussi l’auteur du Reform Act (1867) et de la législation sociale la plus avancée de son époque.  Des paradoxes qui méritent toute l’attention de l’historien et toute la passion de l’animal politique.

 

Points forts : Un portrait  corrosif  à la  Trollope de «  l’aventurier juif » dans l’arène politique britannique ultra conservatrice. Le récit des joutes politiques et des revirements  spectaculaires de faveur

une histoire politique complexe , revisitée à la lumière d’inédits  (travaux  du bicentenaire de la naissance de Disraeli ; 1ère  édition originale des romans de jeunesse, en 2005; correspondance de Disraeli, édités par le Disraeli Project à Queen’s University, Kingston, Ontario, de 1982 à 2012).

 

A propos de l’auteur : James Mc Cearney est historien et biographe, auteur d'études sur Charles Maurras (ouvrage primé par l'Académie Française), Arthur Conan Doyle, Robert Louis Stevenson, le prince Charles Edouard Stuart. Né en Ecosse en 1945, il s'installe en France après de brillantes études à l'Université de Glasgow. Il a enseigné dans différents établissements d'enseignement supérieur, notamment l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, où il est maître de conférences depuis 1970.

 

 

Rosa Florescens

Daniel Mögling

Court exposé pour la défense de l'Ordre de la Rose-Croix en 1617

Traduction française aux Éditions Clara Fama, 2014, 83 pages, 12 €

 

Note de présentation par l'éditeur :  Ce livre paraît en 1617, soit trois ans après le premier manifeste rosicrucien, la Fama Fraternitatis. Cette dernière proposait une « réforme universelle et générale » propre à restaurer l’harmonie mise à mal par les nombreuses crises agitant l’Europe. Elle révélait également l’existence de la « louable Fraternité de la Rose-Croix ». Les critiques ne manquèrent pas et l’Ordre fut calomnié.

Plusieurs personnalités publièrent alors des traités dans lesquels elles rétablissaient la vérité au sujet de la Rose-Croix : cet ouvrage, rédigé par Daniel Mögling sous le pseudonyme de Florentinus de Valentia, en fait partie. Il répond à l’ignorance et à l’aveuglement de ceux qui attaquent la Fraternité de la Rose-Croix en révélant la philosophie qui l’anime : permettre à chacun de se connaître soi-même et découvrir l’Univers et Dieu dans son propre cœur. Traduit pour la première fois en français, ce texte constitue un document historique en relation avec l’Ordre de la Rose-Croix. Il intéressera tous ceux qui souhaitent lever le voile de ses mystères.

 

LES BELLES LETTRES

 

Nouvelle collection : Commentio

L'objectif de Commentario est d'offrir un accompagnement de lecture des textes classiques de la littérature antique, sous la forme d'un commentaire - linéaire ou thématique - qui repose sur un socle scientifique solide ainsi transmis sous une forme synthétique. Il s'agit ici d'éclairer le texte : en faire apparaître les enjeux esthétiques, littéraires, philosophiques et idéologiques, en usant d’un discours fluide et continu, qui rende la lecture aisée et agréable.

 

Olympiques

Pindare

Texte établi par A. Puech, traduit et commenté par M. Briand, 2014, 288 p., 21 €

 

«  Le meilleur, c'est l’eau, et l’or, comme un feu brûlant,

resplendit, la nuit, au-delà de la richesse orgueilleuse. »

 

« Et le jugement sacré des grands Jeux et

la fête tous les quatre ans, il les institua,

sur les falaises très divines de l’Alphée. »

 

« Moi, le nectar versé, don des Muses, à ceux qui remportent les jeux,

aux hommes je l’envoie, doux fruit de l’âme »

 

Voilà comment, dans une nouvelle traduction, assortie d’un commentaire, on propose de lire Pindare. Au Ve siècle avant notre ère, le poète chante, dans ses Olympiques, les exploits du tyran Hiéron de Syracuse ou du boxeur Diagoras de Rhodes, la grandeur des cités d’Agrigente ou de Corinthe, et les splendeurs colorées du chant, de la danse et de la lyre ou les joies de la fête et du banquet. Il célèbre, avec Zeus, les Grâces ou les héros anciens, Pélops, Héraclès ou Iamos, les valeurs d’une société radicalement autre, et pourtant qui, par accord ou écart, peut faire réfléchir à ce que sont, ou non, pour nous, la poésie, la gloire, la fortune, ou le sport.

 

Michel Briand est professeur de langue et littérature grecques à l’Université de Poitiers.

 

 

 

Bucoliques

Virgile

Texte établi par E. de Saint-Denis,traduit par Anne Videau, introduit et commenté par Hélène Casanova-Robin.

2014, 352 p., 21 €

 

Résumé : Lorsque Virgile compose ses Bucoliques, ces pièces poétiques où se trouvent mis en scène des bergers s'adonnant au chant, pendant que paissent leurs troupeaux, la République romaine est sortie exsangue des guerres civiles qui ont secoué tout le premier siècle avant notre ère. L'avènement d’Octavien, futur Auguste, représente pour le poète mantouan un espoir de paix, mais la violence continue à gronder autour des bergers-poètes mis en scène dans ces pièces, personnages emblématiques d’une réflexion aiguë sur l’histoire, sur le destin et sur le genre de vie à adopter. L’œuvre, tout en offrant un témoignage original sur un moment fondamental de l’histoire romaine, apparaît aussi comme une réflexion littéraire sans précédent sur la subtile communion de l’hellénité et de la latinité : dans ces poèmes, pour menu que puisse paraître le thème pastoral, on ne découvre pas moins l’exploration de vastes questions concernant aussi bien les innovations esthétiques et littéraires, à l’époque où se diffusent largement à Rome les œuvres grecques, qu’une réflexion éthique nourrie des courants philosophiques.

 

Depuis de nombreuses années, aucun ouvrage en France n’avait ainsi proposé de telle synthèse sur l’une des œuvres les plus connues de la littérature antique.

 

Hélène Casanova-Robin est professeur de littérature latine et néo-latine à l’Université Paris-Sorbonne Paris IV. Elle est spécialiste de poésie et elle a travaillé tout particulièrement sur le genre de la bucolique. Elle est l’auteur, entre autres ouvrages, de Giovanni Pontano, Églogues, étude introductive, traduction et annotation, Paris, Les Belles Lettres, 2011 (ouvrage primé par l’Académie française, médaille d’argent de la Fondation Raymond Marcel).

 

Anne Videau est Professeur de littérature latine à l’Université Paris-Ouest. Elle est spécialiste de poésie et de poétique. Elle a publié, notamment, Les Tristes d’Ovide et l’élégie romaine, Paris, Klincksieck, 1991 et La poétique d’Ovide, de l’élégie à l’épopée des Métamorphoses. Essai sur un style dans l’histoire, Paris, PUPS, 2010.

 

           

Neurosciences et société

Enjeux des savoirs et pratiques sur le cerveau

Brigitte Chamak Baptiste Moutaud

Editions Armand Colin, 2014, 320 pages - 29,90€

 

Présentation : Un panorama inédit de l'évolution des neurosciences contemporaines et une réflexion pluridisciplinaire afin de comprendre l'ampleur de ses répercussions historiques, philosophiques et sociales. Cet ouvrage analyse comment les discours et les pratiques en neurosciences participent à reconfigurer notre perception du fonctionnement humain et notre expérience individuelle et collective. Un sujet au cœur des politiques publiques de recherche et de soin, des formes de régulation et d'évaluation des pratiques thérapeutiques. »

 

Les auteurs : Brigitte Chamak, sociologue et historienne des sciences au CERMES3 , INSERM, CNRS, EHESS, Université Paris Descartes

Baptiste Moutaud, anthropologue, chercheur postdoctoral au CERMES3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mort et ses au-delà

Sous la direction de Maurice Godelier          

CNRS Editions, Bibliothèque de l’Anthropologie, 2014, 350 p., 25 €

Présentation de l’éditeur : La variété des conceptions de l’au-delà comme des rites funéraires révèle combien la question du trépas constitue depuis les origines l’un des fondements des sociétés humaines. Comment celles-ci s’expliquent-elles que l’humanité soit mortelle ? Comment se représentent-elles l’acte même de mourir ou se comportent-elles face à celui qui agonise ? À quelles nécessités sociales ou religieuses répondent l’inhumation, la crémation ou la momification des dépouilles ? Quelles que soient les formes qu’elles revêtent, les funérailles témoignent toujours de la volonté de conjurer la mort et de préparer la vie du défunt dans un autre monde.

 

C’est ce que nous confirme cet ouvrage à travers l’étude de sociétés aussi diverses que celles de la Grèce et de la Rome antiques, du Moyen Âge chrétien, de la Chine et de l’Inde contemporaines ou des aborigènes d’Australie. Il montre l’extraordinaire créativité des hommes dans leur face-à-face avec la mort et l’inconnu de l’au-delà, qu’ils soient juifs, musulmans, bouddhistes, amérindiens ou mélanésiens. Mais au-delà des imaginaires et des rites qui distinguent toutes ces cultures, un socle invariant les réunit : nulle part, la mort ne s’oppose à la vie.

L’auteur : Maurice Godelier est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales ; spécialiste des Baruya (Papouasie Nouvelle-Guinée).

 

Le Beau, l'Art et l'Homme

Emergence du sens de l'esthétique

Sous la direction de Henry de Lumley

CNRS Editions, Bibliothèque de l’Anthropologie, 2014, 224 p., 20 €

Présentation : En fabriquant des outils, en accédant au langage articulé, en s’affranchissant progressivement des contraintes de la sélection naturelle, l’homme a donné toute liberté à son imagination, à ses rêves et à ses émotions. Peu à peu, la conscience du beau s’est imposée à lui, avec l’acquisition de la notion de symétrie, l’émergence du sens de l’harmonie, puis l’apparition de la parure, de l’art mobilier, de l’art pariétal, et même de la musique…

Le sens de la beauté est une des aspirations les plus profondes de la nature humaine à la recherche de la transcendance.

Mais quand, et comment, ce sentiment de la beauté émerge-t-il ? Qu’elle est la signification du beau ? Peut-il y avoir une beauté en mathématique ? Quelles ont été les grandes étapes de l’évolution de l’art préhistorique ? De l’art médiéval ? Qu’est-ce que le « Beau idéal » ? Peut-on avoir une émotion esthétique ? Que signifie le beau dans l’art contemporain ?

C’est à ces questions essentielles que répondent Henry de Lumley et son équipe, composée d’historiens, de physiciens, de mathématiciens, d’artistes, de philosophes et de théologiens.

Cet ouvrage, tiré d’un cycle de conférences tenu au Collège des Bernardins, est une grande synthèse qui bouscule les interprétations dominantes sur l’idée de beauté.

 

L’auteur : Préhistorien français, Henry de Lumley dirige l’Institut de Paléontologie humaine, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco. Il a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, dont La Grande Histoire des premiers hommes européens (2007) et a dirigé plus récemment L’Univers, la Vie, l’Homme (2012, Biblis 2014).

 

 

 

En poche :

JERUSALEM

Biographie

Simon Sebag –Montefiore

Le Livre de Poche, 2014, 151 pages, texte intégral, 9.60 €

Calmann-Leévy 2011 pour la traduction française, 2ème édition mars 2014

 

Présentation de l’éditeur : L’histoire de Jérusalem est l’histoire du monde. Jérusalem est la ville universelle, la capitale de deux peuples, le lieu saint de trois religions. Du roi David à Ben Gourion, de la naissance du judaïsme, du christianisme et de l’islam au conflit israélo-palestinien, voici l’histoire de Jérusalem, la cité universelle : trois mille ans de foi et de fanatisme, de conquête et d’occupation, de guerre et de coexistence entre diverses croyances. Simon Sebag Montefiore raconte les batailles, mais aussi les histoires d’amour et de haine des hommes et des femmes qui ont fait Jérusalem — soldats et prophètes, poètes et rois, courtisans et musiciens. Cette biographie unique en son genre fait revivre tous ceux qui ont édifié et détruit la ville et qui en ont fait le récit : citoyens ordinaires comme grandes figures historiques, de Salomon et Cléopâtre à Soliman le Magnifique ; d’Abraham à Jésus et Mahomet ; du monde ancien aux temps modernes de Flaubert, Chateaubriand, Raspoutine et Lawrence d’Arabie. Ce livre ambitieux et captivant, qui se fonde sur des archives inédites, regorge d’anecdotes et de détails passionnants. Il montre comment Jérusalem est devenue Jérusalem, la seule cité à la fois céleste et terrestre.

L’auteur : Né en Angleterre en 1965, Simon Sebag Montefiore est diplômé d’histoire de l’université de Cambridge. Spécialiste de l’Histoire de la Russie, romancier et présentateur de télévision, il est membre de la Royal Society of Literature.

Le professeur Montefiore a reçu le prix Bruno Kreisky du livre politique, le Costa Biography Award et le prix de la Biographie du Los Angeles Times pour Le Jeune Staline. Ses ouvrages, dont son dernier best-seller Jérusalem (Calmann-Lévy, 2011), sont traduits dans plus de quarante langues.

 

 

A paraître : fin avril 2014

 

La franc-maçonnerie à Bourg-en-Bresse au XVIIIe siécle

Christian Buiron

Préface de Pierre Mollier

M&G Editions, 2014, 320 pages, 27 € - 20€ en souscription

« La Franc-Maçonnerie à Bourg-en-Bresse au XVIIIe siècle - Des Élus & Des Vrais Amis » de  Christian Buiron avec une Préface de Pierre Mollier est souscription jusqu’au 30 avril 2014 et en commande dès le 01 mai 2014.

Les premiers Francs-Maçons se réunissent (peut-être dès 1759) au sein de la Loge de Saint-Jean Des Élus en 1768. La Loge vit paisiblement lorsqu’en juillet 1774, un groupe de Frères quitte la Loge, laissant les autres dans un abattement qui laissait présager l’extinction de la Loge. Ce grave problème interne fut surmonté, peut-être avec l’intervention de Lalande, même si quatre ans plus tard dans une correspondance de 1778, il est fait état d’une Loge nouvellement établie à Bourg en Bresse par le Directoire Écossais de Lyon.

La Loge de Saint-Jean Des Élus se développe jusque dans les années 1780 mais en 1783 de nouveaux problèmes surgissent.

Une Loge de Saint-Jean Édouard est évoquée : c’est une nouvelle Loge qui allume ses feux sous le titre distinctif de Saint-Jean Des Vrais Amis.Très rapidement les Frères de la première Loge se proposent de fraterniser avec ceux de la Loge nouvellement établie.

Les deux Loges burgiennes vont se développer jusqu’à la Révolution. Saint-Jean Des Élus compte une soixantaine de membres en 1783 grâce à un recrutement peu exigeant ; de nombreux artisans et négociants font leur entrée en Loge. Saint-Jean Des Vrais Amis se développe aussi rapidement au point de doubler son effectif en trois ans, en respectant sa composition initiale de professions socialement élevées. Il y a une centaine de Francs-Maçons dans les Loges burgiennes à la veille de la Révolution.

Habitués aux échanges en toute liberté dans les Loges, les Frères, quelles que soient leurs origines, professions ou fortune, avaient progressé ensemble et c’est naturellement qu’en conscience, ils prirent leur place dans la vie de la cité, et en particulier durant la période révolutionnaire. Le besoin de liberté, d’égalité et de justice correspondait aux valeurs prônées en Loge, et on retrouve de nombreux Francs-Maçons dans les différentes instances de la cité.

Beaucoup de Frères sont acteurs de la Révolution jusqu’à la Terreur, avant d’en être les victimes. Certains ont eu des rôles de premier plan, comme Charles Marie Nicolas Reydellet, Pierre Antoine Buget, le prêtre Claude Marie Groscassand- Dorimond, et Jacques Benoît Chambre ; d’autres y laissèrent leur tête, comme Jean-Marie Legrand et Jean-François Vuy. D’autres restent distants, comme le baron Cardon de Sandrans ou Jérôme Lalande. Le Frère Groscassand- Dorimond, prêtre à Treffort, a fait preuve d’une présence impressionnante dans la gestion des affaires du département et dans celles du clergé. Les idéaux maçonniques priment sur les comportements de classe ; les Frères, quelles que soient leurs origines, sont très attachés aux idées de progrès de la société. Les Frères religieux de Bourg, Belley, Châtillon et Treffort s’impliquent dans ce mouvement révolutionnaire.

Il faut attendre fin 1810 pour que des Francs-Maçons de Bourg-en-Bresse tentent de reprendre leurs travaux interrompus depuis 1789, mais à peine les démarches entreprises auprès du Grand Orient de France, « l’affaire Broutet » éclate.

Les Frères sont peu nombreux et la Révolution a laissé des traces. Depuis plus de vingt ans, il n’y a pas eu de Tenues maçonniques. Les frères ont perdu l’habitude de travailler ensemble, ils ont oublié les « fondamentaux » de la Franc-Maçonnerie. Le Grand Orient de France n’eut d’autre choix que de laisser la Franc- Maçonnerie s’éteindre à Bourg-en-Bresse en 1811.

Mais « l’acacia refleurira » quelques années plus tard pour s’inscrire dans une nouvelle page d’histoire, à découvrir prochainement.

  Télécharger le bon de souscription

Christian Buiron est l’auteur de « Sébastien Castellion (1515-1563) Défenseur de la Tolérance et de la Liberté de Conscience – Histoire du monument de Saint-Martin-du-Fresne, érigé par la volonté des francs-maçons, des radicaux socialistes et des libres croyants. » M & G Éditions – 2010

Il travaille à la préparation de la célébration du 500e anniversaire de la naissance de Sébastien Castellion et participera aux manifestations organisées en France dont celles de Saint- Martin-du-Fresne en juin 2015.

Il se souviendra toujours de ces longues journées passées avec André Doré à la bibliothèque du Grand Orient de France et au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France en 1978, qui débutaient toujours par une promenade, au pas de course, entre la rue Cadet et la rue de Richelieu ; malgré un demi-siècle de différence d’âge, le maître arrivait le premier; il cherchait inlassablement les fausses légendes, les demi-vérités, recopiées sans cesse, au mépris de toute vérité historique. C’est fort de son enseignement qu’il applique ce principe de chercheur : « De plus en plus l’histoire se veut une science exacte, ce qui oblige à porter le doute sur toute affirmation qui ne s’appuie pas sur un document irréfutable et rigoureusement référencé. À défaut de cette préci- sion il est impératif de rechercher la preuve de ce qui est avancé: la vérité, quelle qu’elle soit, ne souffre pas d’hypothèses, si plausibles qu’elles paraissent, et ce n’est pas avoir le fétichisme du document que de l’exiger avant d’affirmer. »

 

A paraître : 15 mai 214

 

EXOTÉRISME & ÉSOTÉRISME DANS LA TRADITION PRIMORDIALE

David Frapet

Préface de l’imam Hocine Atrous

Editions du Cosmogone, 2014, 300 pages, 27.70 €

                                                                                                                                     L’ésotérisme désigne la spiritualité intérieure qui œuvre dans le cœur de l’Homme, les relations personnelles et privilégiées que le Croyant entretient avec la Révélation ... Le Subtil est le noyau qui apparaît quand s’ouvre l’écorce…

 L’exotérisme regroupe un ensemble de pratiques cultuelles impliquant l’adhésion à un corpus de prescriptions codifiées dans des textes ou des usages et rituels reconnus par des autorités religieuses.

 L’ésotérisme représente le jardin intérieur du Croyant, quand l’exotérisme constitue l’expression institutionnelle de sa foi. Comme l’avait souligné Régis Blanchet :  Il ne peut y avoir d’ésotérisme sans exotérisme ; et il ne peut y avoir d’exotérisme sans ésotérisme. Ces deux valeurs sont complémentaires et nécessaires l’une à l’autre.

Extrait de la préface : « Dans le livre de David FRAPET, toutes les Traditions se retrouvent et se découvrent, puisant à la même source, c’est-à-dire dans la Tradition Primordiale que j’appelle en tant que musulman, Al-ddinu al-qayyim . Ce voyage initiatique que chacun de nous se doit de faire  nous permet de rejoindre l’Être qui est en nous, afin d’accéder au Cercle des Justes puis d’entrer en communion avec l’Âme universelle. Ce livre est un voyage exotérique et ésotérique dans le monde qui nous habite et à l’intérieur du monde que nous habitons...»

 

L'auteur : Titulaire d’un Doctorat en Histoire des Institutions. Il écrit des articles pour des revues historiques, donne des conférences liées à la promotion du patrimoine, et voyage régulièrement dans le monde arabo-musulman ainsi qu’en Inde. Sur le plan spirituel, l’auteur qui suit les Enseignements de Cheikh Ahmad Al-Alawî, et de René Guénon, professe le Monothéisme Pur (« tawhid »). Pour lui, seul un retour authentique à la Tradition Primordiale, c’est-à-dire aux enseignements des prophètes dispensés à l’Humanité depuis Adam jusqu’à Muhammad (saws), permettra de réintégrer l’Homme au sein du temple universel dans sa pureté adamique originelle.  Traité de religions comparées et voyage initiatique vers ce que l’auteur appelle l’unité (Dieu, quel que soit son nom), l’ouvrage aborde de nombreux thèmes généraux et des points extrêmement précis dans les doctrines et textes sacrés des deux grandes religions, pour livrer sa vision du chemin.

 

 

 

A paraître : 1er juin 2014

 

Les Lumières du Vitrail- Les Anges

Bruno Tosi

Editions du Cosmogone, 2014, 152 pages, 28 €

 

 Un ouvrage tout en couleur avec plus de 200 photos inédites de vitraux européens, du XIIIe aux XXIe siècles.

Extrait du Sommaire : les hiérarchies célestes, les sphères célestes, les Archanges, les anges et la Qabale, Les anges dans la Bible, les anges et l’islam, les anges et les autres croyances, les anges et la magie, les anges déchus, les anges gardiens etc...

 

L’auteur : Bruno TOSI, artiste Maître-Verrier et écrivain, né à Etampes en 1955, il effectue ses études à

Chartres où s’éveille sa vocation pour l’art du vitrail dès l’âge de 11 ans. Depuis, il n’a de cesse de chercher à percer les mystères de la lumière et de la couleur, tant au niveau opératif que spéculatif. Lecture, étude et comparaison tout comme dessin et création font partie de son quotidien, il réalise sa première œuvre en 1974. A l’occasion de son Tour de France, il achève son chef d’œuvre en 1979 et devient Maître-Verrier en son propre atelier, créant de nombreux vitraux pour les particuliers, édifices civils et religieux dans toute la France. Dès 1983, il est reconnu Fournisseur des Monuments Historiques et Bâtiments de France. Il a pour mission désormais de développer son art et de le transmettre ; ce sera par le biais de l’écriture de plusieurs ouvrages et l’organisation de stages d’initiation et de perfectionnement ouverts à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ü  REVUES

 

Les Cahiers Science & Vie

N° 145 du 23 Avril 2014, 5.95 €

L’origine des civilisations

 

 

 

Mésopotamie, Egypte, Chine, Scythes,

Mongols, Olmèques, Anasazis

Comment tout a commencé

 

 

 

 

Religions & Histoire N° 55 du 24 Avril 2014 , 9 €

Mythes et croyances des Indiens des Plaines!

  Présentation du magazine : Mythes, croyances, spiritualités et religions présentés de manière objective par des spécialistes. Chaque numéro comprend un dossier sur un domaine particulier de l'histoire des religions, une sélection d'articles portant sur des thèmes variés, l'actualité des expositions, colloques, conférences et livres.

 

Histoire National Géographic

N° 14 du 24 Avril 2014, 5.95 €

Olympie, berceau des jeux!

 

 

 

Le Figaro Hors-Série

N° 84 du 24 Avril 2014, 8.90 €

Quoi de neuf Molière!

 

 

 

 

Le Monde des Religions

N° 65 du 24 Avril 2014, 6.90 €

Dieu et l'argent, pour une économie éthique

 

 

 

 

Philosophie Magazine

N° 79 du 24 Avril 2014, 5.50 €

Existe-t-il une pensée Fasciste ?

 Présentation du magazine : La ligne éditoriale de Philosophie magazine tient en deux phrases : rendre accessible la pensée des grands philosophes et offrir un éclairage philosophique sur le monde d'aujourd'hui, dans toutes ses dimensions

 

yonnel ghernaouti